Pensée du 10 juillet 17

« Il y a une foule de signes que l’Être est incréé, impérissable, car seul il est complet, immobile et éternel. on ne peut dire qu’i a été ou qu’il sera, puisqu’il est )à la fois tout entier dans l’instant présent, un, continu. en effet, quelle naissance lui attribuer? Comment et par quel moyen justifier son développement? Je ne te laisserai ni dire ni penser que c’est pas le non-être… L’Être n’a ni naissance ni commencement… Diké ne relâche pas ses chaînes et ne permet ni la naissance ni la mort, mais maintient fermement ce qui est… L’Être n’est pas non plus divisible, puisqu’il est tout entier identique à lui-même; il ne subit ni accroissement, ce qui serait contraire à sa cohésion, ni diminution, mais tout entier il est rempli d’Être; aussi est-il entièrement continu, car l’Être est contigu à l’Être. D’autre part, il est immobile, contenu dans l’étreinte de liens puissants, il est sans commencement et sans fin, puisque nous avons repoussé absolument l’idée de sa naissance et de sa mort, à quoi répugnent du reste notre conviction et notre sens de la vérité. Il demeure identique à lui-même, dans le même état et par lui-même. Ainsi reste-il immuable, à la même place, car la puissance Nécessité le maintient étroitement dans ses limites qui l’enserrent de toutes parts ».

Parménide, La voix de la vérité, in Les penseurs grecs avant Socrate.

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