Pensée du 27 mai 17

« Une chose pénètre-t-elle en toi, existe-t-elle en toi et pour toi, autrement que par la conscience, avec la conscience? En toi et pour toi la chose peut-elle être séparée de ta conscience de la chose…? Peux tu penser la chose sans conscience de la chose, ou penser une conscience entièrement déterminée sans la chose qu’elle représente et qui la détermine ? Pourquoi voudrais-tu sortir de toi, sauter au-dessus de toi-même, et chercher à saisir quelque chose autrement que tu ne le peux ? – à savoir autrement que comme conscience et chose, – ou comme chose et conscience; ou plutôt, et à proprement parler, ni comme ceci ni comme cela, mais comme ce qui n’est divisé que plus tard en chose et conscience et qui est l’absolu sujet-objet et objet-sujet. Le sens commun lui-même ne dit pas autre chose ; il met toujours ensemble sujet et objet et ne parle jamais que de l’union des deux. Il n’y a que le système du dualisme philosophique qui soit d’un avis différent: il sépare ce qui est absolument inséparable, et croit penser très rigoureusement et profondément quand il ne pense pas du tout ».

J. G. FICHTE, Rapport clair comme le jour, Vrin, p. 93.

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