Pensée du 20 mai 17

« L’objet de cette conscience est donc la chose avec ses propriétés. Les propriétés sensibles a) sont, pour elles-mêmes, tout aussi bien immédiates dans le sentiment qu’en même temps déterminées par leur relation à autre chose et médiatisées; — b) n’appartiennent qu’à une seule chose, et, si, d’un côté, elles sont, a cet égard, saisies dans la singularité de cette chose, d’un autre côté, elles ont une universalité qui leur permet de dépasser cette chose singulière et d’être, en même temps, indépendantes les unes des autres. Dans la mesure où les propriétés sont essentiellement médiatisées, elles ont leur subsistance en autre chose qu’elles et elles se modifient. Elles ne sont que des accidents. Mais puisque les choses consistent en leurs propriétés, en se distinguant ainsi les unes des autres, elles se défont lorsque ces propriétés se modifient, et elles sont une alternance de surgissements et de disparitions. Dans cette modification, on ne trouve pas seulement un aliquid qui se supprime et devient autre, mais l’autre aussi disparaît. Or l’autre de l’autre, c’est-à-dire la modification du modifiable, est le devenir de ce qui reste, de ce qui subsiste en lui-même et pour lui-même, et qui est intérieur. »

Hegel, Propédeutique philosophique.

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