Pensée du 19 avril 17

« Il nous arrive à tous de décider, en conscience et avec beaucoup d’assurance, que telle affirmation est vraie, et telle autre fausse. Mais les penseurs postmodernistes ne se laissent pas intimider par le caractère universel de cette pratique. Plus surprenant encore, ils ne sont même pas déconcertés par ses résultats et ses conséquences souvent très probants. Si les postmodernistes manifestent une telle opiniâtreté, c’est parce que, en vertu de leur théorie, les distinctions que nous établissons entre le vrai et le faux ne se fondent sur aucune certitude objective, sur aucune obligation incontestable, mais sur notre point de vue individuel. Dans une variante de leur doctrine, le facteur déterminant n’est plus notre perspective individuelle, mais les contraintes qui pèsent sur nos épaules, du fait des nécessités économiques ou politiques, ou encore des us et coutumes prescrits par la société. »

FRANKFURT, De la vérité

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