Pensée du 14 avril 17

« D’ordinaire ceux qui gouvernent les enfants ne leur pardonnent rien, et se pardonnent tout à eux-mêmes. Cela excite dans les enfants un esprit de critique et de malignité : de façon que, quand ils ont vu faire quelque faute à la personne qui les gouverne, ils en sont ravis et ne cherchent qu’à la mépriser. Évitez cet inconvénient; ne craignez point de parler des défauts qui sont visibles en vous, et des fautes qui vous auront échappé devant l’enfant : si vous le voyez capable d’entendre raison là-dessus, dites-lui que vous voulez lui donner l’exemple de se corriger de ses défauts en vous corrigeant des vôtres. Par là, vous tirerez de vos imperfections mêmes de quoi instruire et édifier l’enfant, de quoi l’encourager pour sa correction; vous éviterez même le mépris et le dégoût que vos défauts pourraient lui donner pour votre personne (…) Montrez-lui toujours l’utilité des choses que vous lui enseignez, faites-lui en voir l’usage par rapport au commerce du monde et aux devoirs des conditions. Sans cela l’étude lui paraît un travail abstrait, stérile et épineux. « A quoi sert, disent-ils en eux-mêmes, d’apprendre toutes ces choses dont on ne parle point dans les conversations, et qui n’ont aucun rapport à tout ce qu’on est obligé de faire » ? Il faut donc leur rendre raison de tout ce qu’on leur enseigne. »

FENELON, De l’éducation des filles.

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