Pensée du 12 février 17

« Dans l’exercice de cette réflexion critique sur l’action biomédicale, la démarche bioéthique doit ménager une place centrale à la souffrance humaine, objet premier de la biomédecine, qui confronte à la pensée de l’inachevé et de l’échec, invitant ainsi à engager la créativité éthique dans l’inachèvement de la raison comme de l’action. Le questionnement éthique est en intrinsèque au développement de l’art médical. C’est bien entendu ce qui apparaît dès le temps de la médecine hippocratique dont le premier principe est de ne pas nuire à celui qui s’en remet en toute confiance à un de ses semblable pour prendre soin de lui. L’art médical apparaît ainsi se définir comme un savoir de la sollicitude à l’égard de l’humain souffrant. Le développement très rapide d’institutions de prise en charge des humains malades manifeste que cette sollicitude est d’emblée porteuse d’une exigence sociale, manifestant la portée universelle de la manière de prendre soin des sujets singuliers. Ce qui se manifeste ainsi est le fait qu’au commencement de la biomédecine, il y a la souffrance de l’humain. »

Bruno CADORE op, « Qu’est-ce que la bioéthique ? », août 2009.

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