Pensée du 23 novembre 16

« À cette notion de personne comme unité sociale fait face la notion de bien commun comme fin du tout social, ce sont deux notions corrélatives et qui s’enveloppent l’une l’autre. Le bien commun est commun parce qu’il est reçu dans des personnes, dont chacune est un miroir du tout. Il y a un bien public – la bonne marche de la ruche –, il n’y a pas de bien commun, c’est-à-dire reçu et communiqué, chez les abeilles. Ainsi la fin de la société n’est pas le bien individuel ni la collection des biens individuels de chacune des personnes qui la constituent. Une telle formule dissoudrait la société comme telle au bénéfice de ses parties ; elle reviendrait soit à une conception franchement anarchiste, soit à la vieille conception anarchiste – masquée de matérialisme individualiste, selon laquelle tout l’office de la cité est de veiller au respect de la liberté de chacun, moyennant quoi les forts oppriment les faibles. »

Jacques et Raïssa MARITAIN, Œuvres complètes, Vol. IX, Paris, Éditions Universitaires, 1999, p. 198-199.

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