Pensée du 08 novembre 16

« Il y a cinq ans que nous avons entendu Nicolas Sarkozy prononcer ce qu’il est désormais convenu d’appeler le Discours de Dakar, avec comme point saillant cette petite phrase : l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Une phrase qui déclencha la colère hystérique des irréductibles africanistes noirs et même blancs. On y voyait en arrière-fond toute la thèse hégélienne de la négation du Noir ; et pour certains tout ce qui rappelle Hegel, dans ce sens, doit être combattu sans précaution, parce qu’Hegel rime avec mépris du Noir. Pourtant l’idée de Sarkozy n’est pas si méprisante que l’on peut le faire croire… L’idée de Sarkozy est, à la fois, un constat de la réalité quotidienne de la vie, qu’aucun africain, s’il est sérieux, ne peut nier, et une invite, justement à penser et à organiser la vie humaine en Afrique, pour qu’elle soit porteuse de dignité. N’est-ce pas ce qui mérite la louange ? »

Jean Gobert Tanoh, La françafrique comme perversion d’une intuition, Paris, Editions du Panthéon, 2015.

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