Pensée du 25 octobre 16

« Le constat, en cette heure de la globalisation, est que l’Afrique se situe mal dans l’universel et défend maladroitement ce qui fait son originalité. Cette situation qui n’est rien d’autre que la résultante d’une mauvaise compréhension et d’une mauvaise gestion de l’articulation de l’universel au spécifique, a déjà et pourrait avoir encore des conséquences incalculables sur sa vie sociale, politique et religieuse. En effet, piégée hier par les amateurs de l’assimilation culturelle, l’Afrique semble avoir de la réticence à se lancer dans un jeu de mondialisation à issue incertaine. N’est-il pas vrai que le chat échaudé craint même l’eau froide ? Et pourtant, la question de la mondialisation ne semble offrir aucune alternative aujourd’hui à quelque pays que ce soit. La marge de manœuvre dans ce phénomène est, du moins à notre sens, très réduite dans la mesure où nous vivons dans un village planétaire nul ne peut réellement se vanter de se passer des autres. La question ici n’est donc pas de savoir si l’Afrique doit ou non entrer dans le processus mais plutôt comment s’y situer sans en être, une fois de plus, victime. »

Gaston OGUI & Francis BARBEY, Pensées théologiques et communicationnelles pour l’Afrique du 21ème siècle. Comment l’Afrique peut-elle défendre son identité dans le jeu universel ? Paris, L’Harmattan, 2012.

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