Pensée du 24 septembre 16

« Au delà des règles éthiques établies de sorte que, au moins, on ne nuise pas à celui qui souffre, la médecine est aujourd’hui peut-être plus que jamais perçue par l’homme comme l’un des interlocuteurs privilégiés dans son rapport au destin. Ceci s’explique sans doute par l’action que la médecine exerce sur le corps humain, dans l’opacité de son mystère tant de constitution que d’élan vital. Mais cela s’explique aussi par l’impact que la médecine peut avoir sur la tension entre la vie et la mort, cette temporalité finie dont l’humain éprouve la fragilité et les limites, et sur laquelle peut s’exercer l’efficacité médicale. Ainsi la médecine est-elle impliquée dans le rapport que les humains entretiennent avec leur avenir, avec la fatalité et les espoirs. C’est dans cette perspective que se développent les attentes contemporaines à l’égard de la biomédecine dont, grâce aux nouvelles technologies biomédicales, l’impact sur l’avenir de l’humain est devenu plus informé, plus opératoire, plus efficace, plus raisonné. »

Bruno CADORE op, « Qu’est-ce que la bioéthique ? », août 2009.

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