Pensée du 21 août 16

« Ayant renoncé à l’épée, je n’ai rien d’autre que la coupe de l’amour à offrir à mes adversaires. C’est grâce à cette offrande que je compte me rapprocher d’eux… La non-violence ne consiste pas à s’abstenir de tout combat réel, face à la méchanceté. Au contraire, je vois dans la non-violence une forme de lutte plus énergique et plus authentique que la simple loi du talion qui aboutit à multiplier par deux la méchanceté. Contre tout ce qui est immoral, j’envisage de recourir à des armes morales et spirituelles. Je ne cherche pas à émousser le tranchant de l’arme que m’oppose le tyran en employant une lame encore plus aiguisée que la sienne. Je m’emploie à désamorcer le ressort du conflit en n’offrant aucune résistance d’ordre physique. Mon adversaire doit être tenu en respect par la force de l’âme. Tout d’abord il sera décontenancé, puis il lui faudra bien admettre que cette résistance spirituelle est invincible. S’il en convient, loin d’être humilié, il ressort de ce combat plus noble qu’auparavant. On peut objecter que c’est là une solution idéale. C’est tout à fait exact »

M. Gandhi, Tous les hommes sont frères, Paris, Gallimard, p. 165-166.

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