Pensée du 14 août 16

« Essayez donc d’imaginer quelle calamité ce doit être d’avoir 300 millions de chômeurs, des millions et des millions d’hommes dont la situation se dégrade de jour en jour, faute de travail, et qui ont perdu tout amour-propre et toute foi en Dieu. autant essayer de transmettre la parole de Dieu à un chien que de vouloir le faire auprès de ces millions d’affamés dont le regard a perdu tout éclat et dont le seul Dieu est le pain qu’ils attendent. La seule manière de leur parler de Dieu est de leur apporter ce qui, pour eux, est devenu sacré: un travail. Il est certes fort plaisant de parler de Dieu autour d’une table à l’occasion d’un bon déjeuner tout en sachant fort bien que le repas suivant sera encore plus savoureux. Mais comment s’y prendre pour parler de Dieu à des millions d’hommes qui n’ont pas leurs deux repas par jour? Pour eux, Dieu ne peut évoquer que la possibilité de subsister… A un peuple qui meurt de faim et qui se morfond dans l’oisiveté, Dieu ne peut apparaître que sous la seule forme acceptable d’un travail, accompagné d’un salaire qui assurera la nourriture. »

M. Gandhi, Tous les hommes sont frères, Paris, Gallimard, p. 231.

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