Pensée du 09 août 16

«Le texte dit quelque chose, mais cette activité du texte est due en définitive à l’action de l’interprète. Ils y ont part l’un et l’autre. […] En ce sens, il ne s’agit certainement pas, dans la compréhension, d’une “compréhension historique” qui reconstruirait ce qui correspond exactement au texte; ce que l’on propose au contraire de comprendre, c’est le texte lui-même. Or, cela signifie que les idées propres à l’interprète participent toujours, elles aussi et dès le début, au réveil du sens du texte. Ainsi l’horizon personnel de l’interprète est déterminant, il ne l’est pas cependant, lui non plus, à la manière d’un point de vue personnel que l’on maintient ou impose, mais plutôt comme une opinion ou une possibilité que l’on fait jouer et que l’on met en jeu, et qui contribue pour sa part à une appropriation véritable de ce qui est dit dans le texte. Nous avons décrit cela plus haut comme une fusion d’horizons. Nous y reconnaissons maintenant la forme sous laquelle se réalise le dialogue, grâce auquel accède à l’expression une chose qui n’est pas seulement la mienne, ni celle de mon auteur, mais qui nous est commune ».

H. Georg Gadamer, Vérité et méthode, Trad. P. Fruchon, p. 410.

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