Pensée du 27 juin 16

« Ce que j’opposais au communisme, c’était avant tout le principe de la liberté spirituelle qui, pour moi, est primordial et absolu, et dont il est impossible de se dessaisir pour les biens de ce monde, quels qu’ils soient. Je soutenais également le principe précieux entre tous, celui de la personne indépendante de la société et de l’État ainsi que de l’ambiance extérieure. Par conséquent, je défendais l’esprit et les valeurs spirituelles. Or, le communisme tel qu’il se manifesta à travers la révolution russe rejetait la personne et rejetait l’esprit. C’est là et non pas dans son système social que paraît le mal démoniaque du communisme. Je consentirais à reconnaître l’organisation communiste sociale, économique et politique, mais non son caractère spirituel. Je suis, du point de vue religieux et philosophique, un anticollectiviste convaincu et acharné, mais je ne suis nullement antisocialiste. »

Nicolas Berdiaeff, Essai d’autobiographie spirituelle

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