Pensée du 31 mai 16

« Nous voyons avant tout que l’art relève de l’ordre de la gratuité. Est gratuit, ce qui n’est pas simplement un moyen en vue d’une autre chose, c’est ce qui s’accomplit en son essence, du fait simplement d’être là ; ce qui est simplement chez soi dans un apparaître n’exigeant pas de pourquoi ; est gratuit ce qui dans un instant sans temps a déjà trouvé la raison de son être dans le simple fait de venir s’offrir là. Pour cette raison, la gratuité ne pose pas immédiatement la question de sa cause. Il lui suffit d’être simplement effet s’éclatant dans l’être-là. Peut-être, est-ce pour cette raison que nous ne pouvons pas a priori donner du beau une définition matérielle. Il n’est pas de détermination objective aux contours bien arrêtés à partir desquels peut se dire matériellement le beau. Ces circonstances ne signifient point que le beau n’est pas ; ou qu’il serait simplement vapeur se dissolvant dans l’air. Il est mais ne se laisse pas définir dans une description matérielle réifiante. »

Kouadio Augustin DIBI, Esthétique : la question du beau (Cours inédit)

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