Pensée du 09 mars 16

« Tout au long des siècles, les religions ont plutôt attisé la violence de l’histoire. Le dialogue interreligieux est donc une nouveauté et une chance. Mais il n’est pas fortuit qu’il coïncide avec ce qu’Edgar Morin désigne comme le quatrième âge de l’humanité, son âge planétaire, où les hommes et les femmes se retrouvent solidaires dans ce minuscule canton de l’univers qu’est notre « village planétaire ». Pour la première fois, l’humanité a conscience que son destin est entre ses mains. En effet, à cause de la maîtrise nouvelle de l’homme dans l’ordre scientifique et technologique, la survie même de l’espèce humaine est en danger. Il ne s’agit pas seulement des menaces qui pèsent sur l’avenir du génome humain. Il s’agit aussi des effets pervers des progrès fantastiques dont nous sommes aujourd’hui les heureux bénéficiaires. À plus ou moins long terme, ils peuvent dégrader notre environnement au point de rendre impossible toute vie humaine sur la Terre. »

Claude GEFFRE, « La théologie des religions ou le salut d’une humanité plurielle« , Raisons politiques 4/2001 (no 4), p. 104-120.

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One response to this post.

  1. Posted by Pierre Régnier on 10 mars 2016 at 17:22

    En 2001, quand Claude GEFFRE publiait son livre pour « le salut d’une humanité plurielle », le « Nouveau catéchisme de l’église catholique » était déjà entre les mains de nombreux chrétiens. La « Bible de Jérusalem » était déjà accessible à de nombreux théologiens comme Claude GEFFRE même si, semble-t-il, il n’avait pas participé à sa rédaction.

    Il est regrettable qu’il n’ait pas protesté contre la réinsertion – et donc la re-justification – au sein des deux documents, de la conception indirectement criminogène de l’Église, cette conception qui la conduisait à réaffirmer que les textes de l’Ancien Testament appelant à massacrer au nom de Dieu étaient bien l’authentique « Parole de Dieu » pour ceux qui se disent et se croient disciples de Jésus de Nazareth.

    Ça n’aurait pas empêché les massacres du 11 septembre 2001, et peut-être pas non plus ceux de janvier et novembre 2015 en France. Mais ça aurait peut-être incité les animateurs de la belle initiative de l’UNESCO nommée « Décennie (2001-2010) au profit des enfants du monde » a inclure dans ses objectifs la destruction de la théologie criminogène plutôt que d’éviter, comme ce fut le cas, de même simplement y réfléchir.

    La dénonciation de l’horreur réinscrite dans les deux documents reste en tous cas une urgente nécessité.

    Réponse

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