Pensée du 29 février 16

« C’est par ce projet consistant à être en prise avec l’histoire que la recherche sociale, comme moyen de mise à jour constante de la conceptualisation au vu des pratiques effectives et des obstacles à l’émancipation, est constitutive même de la Théorie critique. Sans ce lien entre philosophie et recherche sociologique, c’est une dimension essentielle de la Théorie critique qui disparaît (…) L’avenir de la Théorie critique dépendra de la manière dont la génération actuelle et les générations futures de chercheurs qui s’en réclament parviendront à analyser leur époque, à interpréter les pratiques et les tendances de leur société, à développer sans relâche de nouvelles conceptualisations. Cela dépendra de leur capacité à développer une théorie émancipatrice en prise avec des pratiques effectives, d’établir des diagnostics nourris par la recherche empirique, et développer de conceptualisations adéquates rendant compte des processus sociaux et économiques renforçant la réification et la domination »

Olivier Voirol, « Quel est l’avenir de la théorie critique ? », in Questions de communication, 2012, n°21, p. 120.

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