Pensée du 20 février 16

« L’émancipation chez Habermas ne peut se comprendre que juxtaposée à « l’activité communicationnelle », dont le but est d’établir l’intercompréhension dans le cadre d’une communication non retorse. C’est dire qu’il faut comprendre le sujet comme un sujet dialogique sous le paradigme de l’intersubjectivité médiatisée par le langage. Ce paradigme contredit le modèle téléologique du sujet autosuffisant dont les seuls rapports s’établissent dans la dialectique conquérante Sujet/objet. 
Avec la problématique de l’interaction communicationnelle, le sujet sort de son arrogance en s’ouvrant à l’altérité. Ainsi s’instaure la dialectique Sujet ! Sujet. On est chacun soi vis-à-vis d’autrui et la question morale ne se pose véritablement que pour une conscience qu’interroge la présence d’un autre que soi, qu’il soit ami ou ennemi, étrange (r) ou familier ».

Antoine TINE, « Jürgen Habermas : entre pluralisme et consensus. La réinvention de la modernité », 2000

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