Pensée du 19 février 16

« Réinventer la modernité chez Habermas consiste à « sortir de la philosophie du sujet ». Cela peut paraître saugrenu et osé quand on sait que la constitution de la « modernité » philosophique repose sur l’affirmation que l’homme est une conscience. C’est ce qui le définit comme individu autonome, comme « subjectivité réfléchie », c’est-à-dire comme un acte réflexif. À travers l’irruption de la subjectivité, ce qui est en jeu c’est moins l’affirmation d’une condition accomplie ou d’une réalisation de l’autonomie individuelle que l’énonciation d’une prétention d’être l’auteur de ses actes et de ses représentations. Le travail de la modernité élève la présomption d’être une érosion des principes d’autorité et de tradition. Il y a plusieurs versions de la philosophie de la conscience, que ce soit le méthodisme de Descartes, la phénoménologie de Husserl, l’idéalisme transcendantal de Kant, la dialectique de Hegel, dans une certaine mesure, l’ontologisme de Heidegger, l’existentialisme humaniste de Sartre… »

Antoine TINE, « Jürgen Habermas : entre pluralisme et consensus. La réinvention de la modernité », 2000

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