Pensée du 10 février 16

« Le temps est donc la succession infinie ; la vie vécue dans le temps et relevant simplement du temps n’a pas de présent. Sans doute, pour caractériser la vie sensible, l’on dit communément qu’elle est dans l’instant. On entend alors par instant l’abstraction de l’éternel, qui, si elle se donne pour le présent, en est la parodie. Le présent est l’éternel ou plutôt l’éternel est le présent, et le présent est la plénitude. C’est en ce sens que le latin disait de la divinité qu’elle est praesens, et en lui appliquant ce mot, il désignait en même temps son puissant secours. L’instant désigne aussi le présent sans passé ni avenir ; c’est en cela que consiste l’imperfection de la vie sensible. L’éternel désigne aussi le présent sans passé ni avenir, et c’est en cela que consiste la perfection de l’éternel (…). » A SUIVRE

Soren Kierkegaard, Le concept d’angoisse

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