Pensée du 22 octobre 15

La moindre pensée, comment viendrait-elle de nous ? Elle nous est toujours donnée. C’est une expérience, mais spirituelle. Être au bord de l’inspiration, où la conscience, au lieu de se refermer sur soi par la réflexion, est en rapport avec la puissance créatrice. Se maintenir dans un état permanent d’inspiration c’est-à-dire de réceptivité intérieure pure (non pas d’effort vers l’enthousiasme) de confiance et de foi.  Trouée et continuité de l’inspiration : instant et temps. Le surréalisme est une théorie de l’inspiration mais qui, pour nier le rôle de la volonté et de la raison, accorde tout au hasard. On ne fait rien de grand que si on ne se rappelle rien. Là est l’inspiration qui est le contraire de la mémoire et qui lui est pourtant identique. L’inspiration peut être définie comme une subordination du temps à l’éternité qui se réalise dans l’instant par une sorte de rupture de l’ordre du devenir. Il faut être dans un état permanent de rupture. »

Louis LAVELLE, Textes inédits.

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