Pensée du 08 octobre 15

«À l’heure des révolutions démocratiques, les ‹ femmes › ont été placées en marge de la politique dans le discours sur la différence sexuelle. Le féminisme est né de la contestation de cette exclusion. Son but était d’éliminer la ‹différence sexuelle › de la politique, et pourtant il devait le faire au nom des ‹ femmes › (qui sont elles-mêmes un produit dans le discours de la «différence sexuelle »). Et dans la mesure où il œuvrait en faveur des ‹ femmes ›, le féminisme reproduisait cette ‹différence sexuelle › qu’il tentait d’éradiquer. Toute son histoire en tant que mouvement politique repose sur ce paradoxe : la nécessité d’affirmer et de refuser à la fois la ‹différence sexuelle. »

W. Joan Scott, La citoyenne paradoxale. Les féministes français et les droits de l’homme, Paris, Albin Michel, 1998, p. 20.

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