Pensée du 17 septembre 15

« Nous regardons un bilan qu’on recherche pour lui-même comme plus parfait que celui qu’on recherche en vue de quelque autre; et celui qu’on ne peut jamais désirer en vue d’un autre comme plus complet que ceux qu’on désire à la fois pour eux-mêmes et comme moyen d’en obtenir d’autres, en un mot le bien parfait, ou absolu, est celui qu’on préfère toujours pour lui-même, et jamais en vue d’aucun autre. Or le bonheur paraît surtout être dans ce cas : car nous le désirons constamment pour lui-même et jamais pour une autre fin, au lieu que la considération, la volupté ou le mérite, nous les désirons sans doute pour eux-mêmes (puisque, quand il n’en devrait résulter aucun avantage, leur possession nous paraîtrait encore désirable), mais nous les recherchons aussi en vue du bonheur, nous imaginant que nous serons heureux par leur moyen. Au contraire, personne ne recherche le bonheur en vue d’aucun de ces avantages, ni en général, de quelque autre bien que ce soit ».

ARISTOTE, Ethique à Nicomaque, trad. Thurot, livre I, chapitre 4.

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