Pensée du 15 septembre 15

« La vie commence dès qu’elle est conçue. Deux choses sont certaines : d’une part, il n’y a aucun sens à déterminer de l’extérieur le moment où commence la présence de quelqu’un et avant lequel il ne serait pas là — il faudrait le déterminer de l’intérieur, ce que nous ne pouvons faire ; d’autre part, l’expérience intime de chacun est celle de la tâche aveugle qui est au fond de nous : nous provenons, obscurément, d’une origine non repérable dans un temps fait pour mesurer les choses. Par conséquent, il faut laisser la vérité du commencement à cette recherche qui est la nôtre d’une origine, qui n’est pas une origine biologique parce que notre être personnel n’est pas naturel. Il ne faut donc pas essayer de chercher dans le temps des choses, dans le temps de la nature, le moment où commence l’instant à partir duquel on pourrait dire il y a quelqu’un ‘ et avant lequel on pourrait dire ‘ il n’y a personne ‘.»

MARIE LOUISE BRIARD, CLAUDE BRUAIRE et alii, Des motifs d’espérer ? La procréation artificielle, Grandes interviews réalisées par E. HIRSCH, Paris, Cerf, 1986, p. 74-75.

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