Pensée du 14 septembre 15

« Parmi les vertus morales, certaines perfectionnent l’homme selon l’état commun, c’est-à-dire quant aux choses qu’on doit faire communément, en toute vie humaine. Voilà pourquoi il faut que l’homme soit exercé dans les matières de toutes les vertus morales à la fois. Et à coup sûr, s’il s’exerce en tous ces domaines par des actes bien conduits, il acquerra les habitus de toutes ces vertus. Si au contraire il s’applique à bien se conduire dans une matière et non dans une autre, par exemple à bien se posséder dans les colères, mais non dans les convoitises, il acquerra un habitus pour refréner les colères, mais cet habitus n’aura pas raison de vertu, parce qu’il lui manque la prudence, faussée à l’égard des convoitises. De même, des inclinations naturelles n’ont pas parfaitement raison de vertu, si la prudence fait défaut. »

S. THOMAS D’AQUIN, Somme de théologie, 1a 2ae q.65, a.1.

________________________________________________________________________

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :