Pensée du 28 juin 15

« Un pardon qui pourrait venir après la justice serait donc un pardon qui militerait pour la justice, qui chercherait à rétablir la réciprocité rompue par le tort, l’injure ou l’agression. Ou plus exactement, si l’universel problème de la loi de réciprocité des échanges humains est de fonder les bons échanges tout en arrêtant les mauvais, le pardon rend ici visible ce sens de la justice qui dit tout peut recommencer à condition de ne pas recommencer la violence. Il s’agit donc de trouver une « dernière violence », qui répare la violence précédente. Se présentent alors deux possibilités : soit la punition, qui fait payer par une douleur physique une faute morale, et rétablit ainsi l’équivalence entre le mal subi et le mal agi ; soit « prendre sur soi », décider que la violence précédente était la dernière violence, sacrifier sa vengeance en quelque sorte et rendre le bien pour le mal. »

Olivier Abel,

Publié dans Alternatives non-violentes n°84 sept. 92.

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