Pensée du 06 avril 15

« Sans les mots nous ne penserions pas mais les mots ne pensent pas eux-mêmes. Autre chose est la cause, autre ce sans quoi la cause ne serait pas cause, la condition nécessaire mais adjuvante. Sur les mécanismes du langage, l’articulation de ses unités pertinentes, le jeu de ses flexions irreprésentatives, la structure rendant signitifs des sons, la nouvelle linguistique a porté pour la première fois la lumière. On ne saurait le contester. Mais on ne saurait non plus en tirer prétexte pour blâmer la philosophie de n’avoir pas dirigé de ce côté-là ses analyses… L’erreur n’est possible et par conséquent la vérité, qu’à condition que la pensée ne se confonde pas avec les mots, ne procède pas toute d’eux ».

Hubert GRENIER, La Connaissance philosophique, p. 88 et 90.

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