Pensée du 19 février 15

« Lorsqu’un tel individu proclame comme sienne une opinion aussi rapide, sans pertinence, que n’étaye aucune expérience, ni aucune réflexion, il lui confère – même s’il la limite apparemment – et par le fait qu’il la réfère à lui-même en tant que sujet, une autorité qui est celle de la profession de foi. Et ce qui transparaît, c’est qu’il s’implique corps et âme; il aurait donc le courage de ses opinions, le courage de dire des choses déplaisantes qui ne plaisent en vérité que trop. Inversement, quand on a affaire à un jugement fondé et pertinent mais qui dérange, et qu’on n’est pas en mesure de réfuter, la tendance est tout aussi répandue à le discréditer en le présentant comme une simple opinion. […]

Theodor ADORNO, Modèles critiques, « Opinion, illusion, société » tr. fM. Jimenez & E. Kaufholzz, Payot, Paris, 1984.

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One response to this post.

  1. alors serait-il bon de laisser parler la « Misère » qui professe son droit…
    devant des Tribunes de Jugement en Richesse qui nie cette Version….

    Rien ne peut être dit si pas « vécu » et reprendre les théorèmes seraient se sentir « vaincus »…. d’une Connaissance, par une simple ignorance,

    Réponse

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