Pensée du 08 janvier 15

 » Or, les vérités de la raison sont de deux sortes : les unes sont ce qu’on appelle des vérités éternelles, qui sont absolument nécessaires, en sorte que l’opposé implique contradiction ; et telles sont les vérités dont la nécessité est logique, métaphysique, ou géométrique, qu’on ne saurait nier sans pouvoir être mené à des absurdités. Il y en a d’autres qu’on peut appeler positives, parce qu’elles sont les lois qu’il a plu à Dieu de donner à la nature, ou parce qu’elles en dépendent. Nous les apprenons, ou par expérience, c’est-à-dire a-posteriori, ou par la raison et a-priori, c’est-à-dire, par des considérations de la convenance qui les ont fait choisir. Cette convenance a aussi ses règles et ses raisons ; mais c’est le choix libre de Dieu, et non pas une nécessité géométrique, qui fait préférer le convenable et le porte à l’existence. »

Leibniz, Essais de Théodicée

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