Pensée du 10 novembre 14

« Le développement comporte un déficit social. Moins le réseau social de l’individu est fort, plus il y a développement. Il ne faut pas confondre société et Etat. Ce déficit se traduit par la constitution de la société en contre-pouvoir. Or ce contre pouvoir social dans l’Etat moderne est problématique ; cela se traduit par la réduction à la sphère privée du religieux. L’Etat gère les individus et le contrat qui les lie les uns aux autres. La société gère les réseaux humains entre ses membres. La religion qui est la gestion par excellence du lien entre les humains est reléguée au domaine privé. Il ne faut donc pas s’étonner si le monde moderne est tout le temps traversé par des crises sociales d’une part, et d’autre part il porte la tare de l’insatisfaction permanente. Il offre à ses membres des richesses mais ces derniers n’ont pas le bonheur escompté. Cet échec peut être attribué au déficit social. Peut-on construire en Afrique un développement qui récupère l’excédent social ? C’est en conjuguant la richesse humaine qu’offre la force du lien social et la richesse matérielle qu’offre l’absence du lien social que l’on réalisera le développement vivable pour l’Africain car ce dernier résistera pour longtemps encore à sacrifier son héritage d’excédent social. »

Benjamin AKOTIA, « Pourquoi sommes-nous à développer ? »

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