Pensée du 19 juillet 14

« La foule (…) a longtemps méconnu le philosophe, elle l’a confondu soit avec l’homme de science et le savant idéal, soit avec le mystique exalté qui, affranchi de la morale, retiré du monde, s’enivre de Dieu; et quand de nos jours on entend dire d’un homme qu’il mène la vie du « sage » et du « philosophe », cela ne signifie presque rien de plus qu’une vie « prudente » et « retirée ». La sagesse, aux yeux du vulgaire, c’est un refuge, un moyen, un artifice pour tirer son épingle du jeu ; mais le, véritable philosophe, ne le sentons-nous pas, mes amis, ne vit ni en « philosophe » ni en « sage », ni surtout en homme prudent et sent peser sur lui le fardeau et le devoir des cent tentatives, des cent tentations de la vie ; sans cesse il se met lui-même en jeu, il joue le mauvais jeu par excellence… »

Nietzsche, Le livre du philosophe

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