Pensée du 28 juin 11

« Se faire l’interprète de ce que veut la loi ou l’interprète de la promesse divine, ce n’est pas là manifestement une forme de domination mais une forme de service. C’est au service de ce qu’elles ont le devoir de faire valoir que se tiennent les interprétations qui incluent une forme d’interprétation ( herméneutiques juridique et théologique). Notre thèse est donc que l’herméneutique historique (philologique) a elle aussi à accomplir un travail d’application, car elle est, elle aussi, au service de la mise en valeur du sens, elle qui comble expressément et consciemment la distance temporelle séparant l’interprète du texte, elle qui surmonte l’aliénation de sens survenue au texte. »

Hans Georg Gadamer, Vérité et méthode. Les grandes lignes d’une herméneutique philosophique, Paris, Seuil, 1976.

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